Voilà, c'est tout beau, tout chaud, et vous pouvez nous envoyer un petit mail pour commander notre démo en cd-R, 7 titres en écoute ici, avec sa pochette, ses dessins et ses textes...
Voyez par vous même :
Elle est prix libre, et on s'arrange par mail pour les frais de ports.
Prochains concerts :
Prochains concerts :
- 30/08/2013 : L'Ecluse à Reims avec Human Compost, The Supersonic Tyranoïd
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samedi 10 novembre 2012
jeudi 13 septembre 2012
L'abordage #2, le retour
Salut la compagnie,
On vous avais promis que l'histoire ne tarderais pas et qu'on ne s’arrêterait pas là. C'est les doigts et les fringues collantes et des petits bouts de papiers pleins les mains qu'on vous propose le deuxième numéro de l'Abordage, fanzine collectif du 04 rue de la Cerisaie. Née de l'envie d'en découdre avec le monde et avec soi-même, de coucher sur papier des ressentis et des précisions nécessaires à ce qui nourrit nos pratiques, l'Abordage est cette fois ci plus épais, 20 pages maintenant !
C'est toujours prix libre pour permettre au plus de personne possible de nous lire. On a tiré 50 exemplaires du numéro 2, et ça reviens à 90centimes l'unité. Tu peux même venir le voler à l'Ecluse si vraiment t'es en galère. Par contre, tu seras gentil de laisser la caisse là où elle est.
Au programme donc, des colonnes où on peut s'exprimer individuellement, des réflexions collectives, des nouvelles de l'Ecluse, des chroniques de livres, l'agenda du mois de septembre...
Et comme on s'est dit qu'on pouvais utiliser internet, et ben on vous l'a mis en pdf : http://ecluse-reims.org/zine/l%27abordage%202%20pdf.pdf
On est toujours fin chaud pour y animer un courrier des lecteurs fournis et vivant, donc allez, fait pas ton rat, lâche tes coms et publie dans nos pages ton coup de gueule, ta critique, tes encouragements, ce fanzine, ça sera aussi ce que tu en fera...tant qu'on y voit pas trainer tes préjugés racistes, sexistes ou homophobes.
Et pour ceux qui ne suivraient décidément pas l'histoire, il peuvent rattraper le coup en lisant le numéro 1, aussi en ligne par là : http://ecluse-reims.org/zine/abordage 1.pdf , non mais !!
A une prochaine donc, pour un numéro 3...qui sait !
La fière équipée de l'Abordage, dans la calle, prêt des puces et des rats...
On vous avais promis que l'histoire ne tarderais pas et qu'on ne s’arrêterait pas là. C'est les doigts et les fringues collantes et des petits bouts de papiers pleins les mains qu'on vous propose le deuxième numéro de l'Abordage, fanzine collectif du 04 rue de la Cerisaie. Née de l'envie d'en découdre avec le monde et avec soi-même, de coucher sur papier des ressentis et des précisions nécessaires à ce qui nourrit nos pratiques, l'Abordage est cette fois ci plus épais, 20 pages maintenant !
C'est toujours prix libre pour permettre au plus de personne possible de nous lire. On a tiré 50 exemplaires du numéro 2, et ça reviens à 90centimes l'unité. Tu peux même venir le voler à l'Ecluse si vraiment t'es en galère. Par contre, tu seras gentil de laisser la caisse là où elle est.
Au programme donc, des colonnes où on peut s'exprimer individuellement, des réflexions collectives, des nouvelles de l'Ecluse, des chroniques de livres, l'agenda du mois de septembre...
Et comme on s'est dit qu'on pouvais utiliser internet, et ben on vous l'a mis en pdf : http://ecluse-reims.org/zine/l%27abordage%202%20pdf.pdf
On est toujours fin chaud pour y animer un courrier des lecteurs fournis et vivant, donc allez, fait pas ton rat, lâche tes coms et publie dans nos pages ton coup de gueule, ta critique, tes encouragements, ce fanzine, ça sera aussi ce que tu en fera...tant qu'on y voit pas trainer tes préjugés racistes, sexistes ou homophobes.
Et pour ceux qui ne suivraient décidément pas l'histoire, il peuvent rattraper le coup en lisant le numéro 1, aussi en ligne par là : http://ecluse-reims.org/zine/abordage 1.pdf , non mais !!
A une prochaine donc, pour un numéro 3...qui sait !
La fière équipée de l'Abordage, dans la calle, prêt des puces et des rats...
dimanche 2 septembre 2012
Expulsion du CREA à Toulouse, centre social autogéré
https://sharedwanderlust.wordpress.com/2012/08/28/sale-temps-pour-les-pauvres/
http://creatoulouse.squat.net/
Six heures vingt du matin. Texto : l’expulsion du CREA est en cours. Je suis réveillée.
[Parenthèse avant que je me laisse emporter par le feu de l'action : c'est quoi, le CREA ?
Depuis un an et quelques mois, à Toulouse, c'est le Collectif pour la Réquisition, l'Entraide et l'Autogestion, installé dans les locaux abandonnés et réquisitionnés de l'AFPA pour y construire un centre social autogéré (le CSA, qu'on appelle simplement le CREA par commodité). Dans ce centre habitent neuf familles, soit une quarantaine de personne dont quinze enfants. La majorité de ces familles est en situation extrêmement précaire (immigrants, sans-papiers, etc).
Le CREA, depuis un an, c'est donc un lieu d'habitation. Il vient du constat fait par plusieurs personnes que les structures de l'Etat qui sont censées aider les précaires, personnes à la rue, etc, ne sont pas efficaces. Il y a peu de place en hébergement, 95% des appels au 115 sont rejetés par manque de place en centres d'hébergement ou de moyens pour payer les nuitées d'hôtel.
Le CREA a donc été créé comme un lieu de vie stable pour que ces familles puissent trouver un endroit où vivre tranquillement sans être transbahutés d'un service social à l'autre à la recherche d'une solution. Et ça marche : pendant un an, le lieu a fonctionné en autogestion (assemblées générales régulières des habitants du lieu, décisions communes, etc) et sans argent. Tout se fait à partir de récup', de solidarité, de dons. Les enfants sont tous scolarisés, le CREA devient un véritable lieu de vie ; on y trouve diverses activités pour les enfants et pour les adultes (activités artistiques, cours de langues, sport, échange de compétences...) et une stabilité dans la vie en commun qui fonctionne au cours du temps, permettant au CREA de créer du lien social, des solidarités, de l'entraide.
Le CREA n'a jamais demandé un centime de subventions.
Le bâtiment, au 70 allées des Demoiselles, appartient au Ministère du Logement.et des Solidarités Sociales (ha, ha). Le ministère décide d'engager une procédure d'expulsion contre le collectif, lance un procès. La raison de cette volonté d'expulsion ? Il veut construire un centre d'aide aux personnes précaires dans ces locaux (ha, ha).
Au cours de l'année, diverses personnes (policiers et autres) s'introduisent dans le CREA pour en examiner la “sécurité”, pinailler parce que le toit est vert de mousse et que cela mettrait en danger la vie des habitants, en faisant un logement insalubre, tester le taux d'amiante, vérifier que les portes anti-incendie s'ouvrent bien, casser les autres portes de façon parfaitement illégale, et généralement embêter les habitants.
À la suite du rendu de la décision du juge, le CREA est expulsable depuis mi-août. Depuis avant la tenue du procès, les habitants du CREA tentent de contacter la mairie, la secrétaire d'État au Logement, la ministre, la préfecture, etc, tout cela sans réponse. Ce matin, la préfecture publie un communiqué de presse dans lequel on peut lire ceci : “les occupants ont toujours refusé les propositions de contact formulées par les services de l’État”. ]
Il est six heures trente et je suis sur la route du CREA. Je me retrouve devant un cordon de police qui m’empêche de passer. Je fais le tour pour retrouver les autres personnes qui sont sur le pont des Demoiselles.
La situation ? À six heures du matin, les flics défoncent les fenêtres du premier étage et font irruption dans l’immeuble. Les familles arrivent à se mettre en sécurité ailleurs, restent quatre personnes qui décident de monter sur le toit pour attendre.
Nous observons tout ça d’en bas. Quatre types sur le toit glissant (il pleut), dont un assis à califourchon sur une poutre en métal qui dépasse. Les pompiers se ramènent… pour prêter leur nacelle aux flics qui veulent cueillir les mecs sur le toit. Ils montent la nacelle pour voir et redescendent.
Pendant ce temps, les ouvriers arrivent. Leur travail est de murer le bâtiment le plus rapidement possible pour que plus personne ne puisse y rentrer.
Nous sommes toujours devant un cordon de flics, à crier des encouragements à nos oiseaux perchés.
La compagnie qualifiée pour intervenir est normalement le GIPN, mais aujourd’hui, innovation : ce sont des CRS alpins. Ils essaient de mettre un crochet dans la gouttière à partir du 5ème étage pour monter surle toit, mais ils n’arrivent pas à monter à l’échelle de corde. Pendant ce temps, les types du toit enlèvent leurs cordes de sécurité, je suppose que c’est pour obliger les flics à être un minimum prudents dans leur gestes. Les flics font des gestes brutaux alors que les mecs du toit risquent leur vie au moindre mouvement.
La nacelle remonte. Un flic arrive sur le toit par la lucarne, c’est le négociateur. Y a-t-il négociation ? Non. Les trois mecs du toit ne veulent pas se laisser embarquer, ils ne sont toujours pas attachés. Celui de la poutre reste sur sa poutre.
Que font les flics pour embarquer les types qui ne veulent pas se laisser embarquer ? Je vous le donne en mille : ils sortent un täser.
Ils täsent une personne sur le toit glissant, à une vingtaine de mètres de hauteur, sans sécurité. Où le täsent-ils ? Au visage. Combien defois ? Cinq. (Dans la loi, l’utilisation du taser doit se faire « à l’encontre des « personnes violentes et dangereuses», doit «rester strictement nécessaire et proportionné », et seulement dans le cas de légitime défense (article L. 122-5 du code pénal), l’état de nécessité (article 122-7 du code pénal), ou en cas de crime/délit pour arrêter les auteurs du délit.) Où est la personne violente et dangereuse dans un mec assis sur un toit ? Où est la proportion dans le fait de répéter cinq fois la décharge de täser ?
Les flics chopent ensuite ce gars et le font descendre pendu par les pieds, tête la première, dans la lucarne, pour l’embarquer. Les deux autres mecs du toit ont aussi résisté, on les emmène de façon musclée (coups, étranglement) et on les fait descendre également tête en bas pour les emmener au poste.
Pour protester contre cette violence inutile, les personnes qui étaient là en soutien derrière le cordon de police décident de bloquer le pont. Après environ une minute de blocage de pont (nous empêchons les voitures de passer), les CRS, qui devaient s’ennuyer, depuis tout ce temps, chargent sans sommation. Matraque au vent, flashball sortis. Nous sommes trente, ils sont le double au moins. Nous résistons et tentons d’encaisser la charge. Gros choc. Une dizaine de personnes se font matraquer à tout va, ça tape dans les bras et dans les cuisses. Nous courons pour nous enfuir. Je me retourne pour voir une copine entourée de quatre flics qui la frappent avec leurs matraques sur les bras et les jambes. Finalement nous nous enfuyons tous en courant pour souffler un peu, prendre du recul et soigner les bobos. Beaucoup de bleus, quelques bosses, pas d’arrestations.
Je publie cet article parce qu’aucun média n’a parlé de la violence policière ni de la disproportion de toute cette affaire. Cinq ou six médias différents étaient présents pendant tous ces évènements.La majorité de ces médias se sont contentés de citer le communiqué de presse de la préfecture et le point de vue de la police.
Je publie cet article pour livrer ma version des faits. Je tiens ce blog seule, je n’obéis pas à la pression d’un rédac-chef ou à la hiérarchisation des sujets selon le revenu publicitaire qu’ils doivent apporter.
Au-delà de la révolte que cette violence suscite en chacun de ceux qui la subissent, il importe de s’interroger.
Nous étions tout au plus quarante. Ils étaient deux cents
Une opération de ce genre coûte plusieurs dizaines de milliers d’euros à l’État.
L’État ferme chaque année des places en hébergement de SDF par “manque de moyens”.
Les trois mecs du toit sont restés une douzaine d’heures au poste. Chefs d’accusation : outrage et rébellion. Ils ont : refusé d’obtempérer aux ordres des CRS, et se sont accrochés à la cheminée pour ne pas descendre. Ils n’ont pas eu de geste agressif envers les flics.
Les CRS qui sont intervenus sur le toit ont demandé cinq jours d’interruption temporaire de travail à l’hôpital. Quand les CRS demandent des ITT, on leur donne une prime (ça fait partie des risques du métier de se blesser en frappant des gens, hein.). Il n’y a de toute évidence pas de blessure qui justifierait cette ITT.
L’État expulse le CREA parce que le CREA sort de la logique qui veut que nous ayons besoin de chefs et d’argent pour vivre. Le CREA montre de façon éclatante que l’organisation et la solidarité sont possibles entre nous et créent des espaces de vie que l’on n’aurait jamais imaginés autrement.
Pour qu’il y ait un tel empressement à l’expulsion et des mensonges aussi gros à propos du supposé “projet” pour le bâtiment, c’estbien que le CREA dérange. Que les pauvres qui s’organisent entre eux dérangent. Il faut donc les dégager à coup de matraque.
Merci, gouvernement socialiste.
http://creatoulouse.squat.net/
Six heures vingt du matin. Texto : l’expulsion du CREA est en cours. Je suis réveillée.
[Parenthèse avant que je me laisse emporter par le feu de l'action : c'est quoi, le CREA ?
Depuis un an et quelques mois, à Toulouse, c'est le Collectif pour la Réquisition, l'Entraide et l'Autogestion, installé dans les locaux abandonnés et réquisitionnés de l'AFPA pour y construire un centre social autogéré (le CSA, qu'on appelle simplement le CREA par commodité). Dans ce centre habitent neuf familles, soit une quarantaine de personne dont quinze enfants. La majorité de ces familles est en situation extrêmement précaire (immigrants, sans-papiers, etc).
Le CREA, depuis un an, c'est donc un lieu d'habitation. Il vient du constat fait par plusieurs personnes que les structures de l'Etat qui sont censées aider les précaires, personnes à la rue, etc, ne sont pas efficaces. Il y a peu de place en hébergement, 95% des appels au 115 sont rejetés par manque de place en centres d'hébergement ou de moyens pour payer les nuitées d'hôtel.
Le CREA a donc été créé comme un lieu de vie stable pour que ces familles puissent trouver un endroit où vivre tranquillement sans être transbahutés d'un service social à l'autre à la recherche d'une solution. Et ça marche : pendant un an, le lieu a fonctionné en autogestion (assemblées générales régulières des habitants du lieu, décisions communes, etc) et sans argent. Tout se fait à partir de récup', de solidarité, de dons. Les enfants sont tous scolarisés, le CREA devient un véritable lieu de vie ; on y trouve diverses activités pour les enfants et pour les adultes (activités artistiques, cours de langues, sport, échange de compétences...) et une stabilité dans la vie en commun qui fonctionne au cours du temps, permettant au CREA de créer du lien social, des solidarités, de l'entraide.
Le CREA n'a jamais demandé un centime de subventions.
Le bâtiment, au 70 allées des Demoiselles, appartient au Ministère du Logement.et des Solidarités Sociales (ha, ha). Le ministère décide d'engager une procédure d'expulsion contre le collectif, lance un procès. La raison de cette volonté d'expulsion ? Il veut construire un centre d'aide aux personnes précaires dans ces locaux (ha, ha).
Au cours de l'année, diverses personnes (policiers et autres) s'introduisent dans le CREA pour en examiner la “sécurité”, pinailler parce que le toit est vert de mousse et que cela mettrait en danger la vie des habitants, en faisant un logement insalubre, tester le taux d'amiante, vérifier que les portes anti-incendie s'ouvrent bien, casser les autres portes de façon parfaitement illégale, et généralement embêter les habitants.
À la suite du rendu de la décision du juge, le CREA est expulsable depuis mi-août. Depuis avant la tenue du procès, les habitants du CREA tentent de contacter la mairie, la secrétaire d'État au Logement, la ministre, la préfecture, etc, tout cela sans réponse. Ce matin, la préfecture publie un communiqué de presse dans lequel on peut lire ceci : “les occupants ont toujours refusé les propositions de contact formulées par les services de l’État”. ]
Il est six heures trente et je suis sur la route du CREA. Je me retrouve devant un cordon de police qui m’empêche de passer. Je fais le tour pour retrouver les autres personnes qui sont sur le pont des Demoiselles.
La situation ? À six heures du matin, les flics défoncent les fenêtres du premier étage et font irruption dans l’immeuble. Les familles arrivent à se mettre en sécurité ailleurs, restent quatre personnes qui décident de monter sur le toit pour attendre.
Nous observons tout ça d’en bas. Quatre types sur le toit glissant (il pleut), dont un assis à califourchon sur une poutre en métal qui dépasse. Les pompiers se ramènent… pour prêter leur nacelle aux flics qui veulent cueillir les mecs sur le toit. Ils montent la nacelle pour voir et redescendent.
Pendant ce temps, les ouvriers arrivent. Leur travail est de murer le bâtiment le plus rapidement possible pour que plus personne ne puisse y rentrer.
Nous sommes toujours devant un cordon de flics, à crier des encouragements à nos oiseaux perchés.
La compagnie qualifiée pour intervenir est normalement le GIPN, mais aujourd’hui, innovation : ce sont des CRS alpins. Ils essaient de mettre un crochet dans la gouttière à partir du 5ème étage pour monter surle toit, mais ils n’arrivent pas à monter à l’échelle de corde. Pendant ce temps, les types du toit enlèvent leurs cordes de sécurité, je suppose que c’est pour obliger les flics à être un minimum prudents dans leur gestes. Les flics font des gestes brutaux alors que les mecs du toit risquent leur vie au moindre mouvement.
La nacelle remonte. Un flic arrive sur le toit par la lucarne, c’est le négociateur. Y a-t-il négociation ? Non. Les trois mecs du toit ne veulent pas se laisser embarquer, ils ne sont toujours pas attachés. Celui de la poutre reste sur sa poutre.
Que font les flics pour embarquer les types qui ne veulent pas se laisser embarquer ? Je vous le donne en mille : ils sortent un täser.
Ils täsent une personne sur le toit glissant, à une vingtaine de mètres de hauteur, sans sécurité. Où le täsent-ils ? Au visage. Combien defois ? Cinq. (Dans la loi, l’utilisation du taser doit se faire « à l’encontre des « personnes violentes et dangereuses», doit «rester strictement nécessaire et proportionné », et seulement dans le cas de légitime défense (article L. 122-5 du code pénal), l’état de nécessité (article 122-7 du code pénal), ou en cas de crime/délit pour arrêter les auteurs du délit.) Où est la personne violente et dangereuse dans un mec assis sur un toit ? Où est la proportion dans le fait de répéter cinq fois la décharge de täser ?
Les flics chopent ensuite ce gars et le font descendre pendu par les pieds, tête la première, dans la lucarne, pour l’embarquer. Les deux autres mecs du toit ont aussi résisté, on les emmène de façon musclée (coups, étranglement) et on les fait descendre également tête en bas pour les emmener au poste.
Pour protester contre cette violence inutile, les personnes qui étaient là en soutien derrière le cordon de police décident de bloquer le pont. Après environ une minute de blocage de pont (nous empêchons les voitures de passer), les CRS, qui devaient s’ennuyer, depuis tout ce temps, chargent sans sommation. Matraque au vent, flashball sortis. Nous sommes trente, ils sont le double au moins. Nous résistons et tentons d’encaisser la charge. Gros choc. Une dizaine de personnes se font matraquer à tout va, ça tape dans les bras et dans les cuisses. Nous courons pour nous enfuir. Je me retourne pour voir une copine entourée de quatre flics qui la frappent avec leurs matraques sur les bras et les jambes. Finalement nous nous enfuyons tous en courant pour souffler un peu, prendre du recul et soigner les bobos. Beaucoup de bleus, quelques bosses, pas d’arrestations.
Je publie cet article parce qu’aucun média n’a parlé de la violence policière ni de la disproportion de toute cette affaire. Cinq ou six médias différents étaient présents pendant tous ces évènements.La majorité de ces médias se sont contentés de citer le communiqué de presse de la préfecture et le point de vue de la police.
Je publie cet article pour livrer ma version des faits. Je tiens ce blog seule, je n’obéis pas à la pression d’un rédac-chef ou à la hiérarchisation des sujets selon le revenu publicitaire qu’ils doivent apporter.
Au-delà de la révolte que cette violence suscite en chacun de ceux qui la subissent, il importe de s’interroger.
Nous étions tout au plus quarante. Ils étaient deux cents
Une opération de ce genre coûte plusieurs dizaines de milliers d’euros à l’État.
L’État ferme chaque année des places en hébergement de SDF par “manque de moyens”.
Les trois mecs du toit sont restés une douzaine d’heures au poste. Chefs d’accusation : outrage et rébellion. Ils ont : refusé d’obtempérer aux ordres des CRS, et se sont accrochés à la cheminée pour ne pas descendre. Ils n’ont pas eu de geste agressif envers les flics.
Les CRS qui sont intervenus sur le toit ont demandé cinq jours d’interruption temporaire de travail à l’hôpital. Quand les CRS demandent des ITT, on leur donne une prime (ça fait partie des risques du métier de se blesser en frappant des gens, hein.). Il n’y a de toute évidence pas de blessure qui justifierait cette ITT.
L’État expulse le CREA parce que le CREA sort de la logique qui veut que nous ayons besoin de chefs et d’argent pour vivre. Le CREA montre de façon éclatante que l’organisation et la solidarité sont possibles entre nous et créent des espaces de vie que l’on n’aurait jamais imaginés autrement.
Pour qu’il y ait un tel empressement à l’expulsion et des mensonges aussi gros à propos du supposé “projet” pour le bâtiment, c’estbien que le CREA dérange. Que les pauvres qui s’organisent entre eux dérangent. Il faut donc les dégager à coup de matraque.
Merci, gouvernement socialiste.
vendredi 24 août 2012
L'Abordage n°1, fanzine collectif de l'Ecluse
Voici un petit zine A4 qu'on a décidé de sortir à l'Ecluse, à 100 exemplaire. Il y a quelques textes écrit en commun sur le lieu et la remise en cause des normes. Il y a une partie colonne d'expression ainsi que des chroniques de livre. Quelques dessins et photos, du papier peint de la maison, et surtout des doigts pleins de colle.
Il nous reste des exemplaires papier, à bon entendeur !
Vous pouvez surtout le télécharger ici en pdf : http://ecluse-reims.org/zine/abordage%201.pdf
N'hésitez pas à réagir et à participer, l'idée c'est de sortir de ces putains de murs, d'arrêter de se regarder le nombril. On peux même publier vos critiques, histoire de lancer un vrai courrier des lecteurs!
Très bientôt, le numéro 2 (quasiment terminé!).
mercredi 22 août 2012
Demore in process...
Salut à tous...
Pendant que l'avenir de l'Ecluse est incertain (certains veulent "négocier" avec la mairie pour pérenniser et rester sur place en créant une association, d'autres ne veulent pas d'un dialogue "démocratique" avec une institution), mais que le collectif assume cette contradiction en son sein, car la politique, ce ne doit pas être l'oppression d'une majorité sur d'autres, nous on s'occupe comme on peux.
On vous promet une démo depuis, allez, décembre, ben il semblerais que ça avance pas mal du côté de la sérigraphie (et on en a essuyé des échecs...), jugez plutôt par vous même :
Allez ! On se retrouve bientôt.
Pendant que l'avenir de l'Ecluse est incertain (certains veulent "négocier" avec la mairie pour pérenniser et rester sur place en créant une association, d'autres ne veulent pas d'un dialogue "démocratique" avec une institution), mais que le collectif assume cette contradiction en son sein, car la politique, ce ne doit pas être l'oppression d'une majorité sur d'autres, nous on s'occupe comme on peux.
On vous promet une démo depuis, allez, décembre, ben il semblerais que ça avance pas mal du côté de la sérigraphie (et on en a essuyé des échecs...), jugez plutôt par vous même :
Allez ! On se retrouve bientôt.
jeudi 19 juillet 2012
APPEL A SOUTIEN DE L'ECLUSE !
APPEL A SOUTIEN DE L'ECLUSE !
L'écluse est un centre social autogéré installé au 4 rue de la cerisaie à Remis depuis décembre 2011. La procédure d'expulsion enclenchée depuis la fin décembre afin de décharger de toute responsabilité la présidente de Reims Métropole, propriétaire de la maison, arrive bientôt à son terme. Cette maison a été et continue d'être un lieu d'habitation mais aussi un espace d'expérimentations sociales, politiques et culturelles s'opposant à notre ville mortuaire et dévoreuse, issue de notre monde spectaculaire et marchand. Mais Reims Métropole, administratrice de notre ville et de nos vies, s’oppose à notre volonté de réappropriation de nos moyens d’actions et d’expression que constitue l’occupation de cette maison.
Plusieurs rencontres ont eu lieu entre habitant-es de l'écluse et délégué-es de la mairie, se soldant par un échec : à notre volonté de faire vivre cette maison et de développer tous ensemble une alternative, la nécropole ne sait qu'opposer la froideur délétère des normes et l'éventuelle mise en danger que leur non-respect engendre. Du point de vue du propriétaire, seule la concession de l'espace jardin à l’exclusion de la maison est envisagée et les ateliers seulement et potentiellement relogés dans d'autres locaux.
Nous refusons cette proposition qui ampute le projet de l’écluse, divise les forces en présence en les sectorisant par « typologie d’activité », casse la globalité qui donne le sens à notre expérience.
Le seul sort envisageable pour la maison comme pour le quartier serait d'être murée en attendant de pouvoir être détruite pour laisser place à des projets plus rentables. Le concours des cerbères de la paix sociale pour expulser la maison est fortement envisagé voir assuré pour la semaine du 20 août. Pour les habitant-es, mais aussi pour toutes celles et ceux qui ont trouvé à l'écluse un endroit en accord avec leurs envies, toute forme d'action est pensée pour tenir ce lieu lors de rencontres en cercle chaque jeudi à partir de 20h.
D'ici là, la maison continue à vivre, tu peux passer pour la braderie permanente, le cyber café, la salle de sports, t'inscrire dans la chaîne téléphonique ou encore pour une simple visite.
Le collectif de l’écluse
4 rue de la Cerisaie - 51100 Reims
www.ecluse-reims.org
4 rue de la Cerisaie - 51100 Reims
www.ecluse-reims.org
jeudi 5 juillet 2012
More Music Less Macho : Riot Grrrrl Compilation #4
Oi!
Riot Grrrrl Berlin est une plate forme communautaire féministe et punk. Elles sortent une compilation gratuite et téléchargeable tout les deux mois avec pleins de groupes composés par une moitié de filles. Et elles en sont déjà au volume 4 ! On a donc envoyées un de nos morceaux pour jouer le jeu et participer au projet, ça fait plaisir, et ça permet de faire tourner ce genre d'initiatives. Et vous savez quoi? Si vous vous reconnaissez dans l'esprit féministe, punk, non-profit et contre toutes les formes de dominations, vous pouvez envoyer vous aussi votre morceau!
PLAYLIST: (alphabetical)
Abstract Random-Vacant Living Feat. KJ-Murr(LAL)Remix
Agatha-Take Care Of My Carogna
Ana Trash (AKA Boom Boom Trash)-Better Than Me
Anti-Corpos-Apoia Mútua
Baby Fire-Dark Ages
Bonnie MacAllister-What the Water Wore
Cat N Guyen-Pull Off Your Shirt
Devore-Power Of Malicia
Dick Snare-I Got A Crush On You
Edith Crash-Trop Vite Oublier
Executive Legs-Comics
Florence Marty-The Life In Me
Gorgones-Salut A Twat
Gunbird-Coasters
Heart Shaped Hate-Princess Shredder
Husbands N Knives-Isobel (Endless Summer)
Insurgentas-Con Nosotras No Podrán
Käptn Awesome-Deconstruct
Klink Clock-Mayhem
Könsförrädare-Finger On The Trigger
Las Sexpeares-Catnip
Lena Stoehrfaktor-Ich bin das was du Studierst feat Mc Josh
Lilidollrage-Hateful Than Your Smile
Lily After Midnight-Strange Days
Maiden Monsters-I'm Your Man
MC TRi SHY- KPWS
Mermaid-I Wish You Were A Stranger
Parasol-No Right
Pollyanna-Old Rockers
Pretty Riot-Bebaskan!
Punk Rap Princess-Places We Go
Rachel House-Plastic Punk
Secondhand Underpants-Sweet Loli
Shiny Shiny-Jungle Tree
Siete Armas-I Like Dancing
Sofia Bolt-Making It Quick
The Heroine Whores-Entering Storm
The Ramonas-Blitzkrieg Bop
Themfriend-Hey
Ultrabotox-Ultrabotox
V for Vagina-Powers
Vague à bonde-MV
You're Only Massive-High Speed
Zuloak-Zuloak Riot
Pour Télécharger tout ça :
http://riotgrrrlberlin.tumblr.com/compilation04
Riot Grrrrl Berlin est une plate forme communautaire féministe et punk. Elles sortent une compilation gratuite et téléchargeable tout les deux mois avec pleins de groupes composés par une moitié de filles. Et elles en sont déjà au volume 4 ! On a donc envoyées un de nos morceaux pour jouer le jeu et participer au projet, ça fait plaisir, et ça permet de faire tourner ce genre d'initiatives. Et vous savez quoi? Si vous vous reconnaissez dans l'esprit féministe, punk, non-profit et contre toutes les formes de dominations, vous pouvez envoyer vous aussi votre morceau!
PLAYLIST: (alphabetical)
Abstract Random-Vacant Living Feat. KJ-Murr(LAL)Remix
Agatha-Take Care Of My Carogna
Ana Trash (AKA Boom Boom Trash)-Better Than Me
Anti-Corpos-Apoia Mútua
Baby Fire-Dark Ages
Bonnie MacAllister-What the Water Wore
Cat N Guyen-Pull Off Your Shirt
Devore-Power Of Malicia
Dick Snare-I Got A Crush On You
Edith Crash-Trop Vite Oublier
Executive Legs-Comics
Florence Marty-The Life In Me
Gorgones-Salut A Twat
Gunbird-Coasters
Heart Shaped Hate-Princess Shredder
Husbands N Knives-Isobel (Endless Summer)
Insurgentas-Con Nosotras No Podrán
Käptn Awesome-Deconstruct
Klink Clock-Mayhem
Könsförrädare-Finger On The Trigger
Las Sexpeares-Catnip
Lena Stoehrfaktor-Ich bin das was du Studierst feat Mc Josh
Lilidollrage-Hateful Than Your Smile
Lily After Midnight-Strange Days
Maiden Monsters-I'm Your Man
MC TRi SHY- KPWS
Mermaid-I Wish You Were A Stranger
Parasol-No Right
Pollyanna-Old Rockers
Pretty Riot-Bebaskan!
Punk Rap Princess-Places We Go
Rachel House-Plastic Punk
Secondhand Underpants-Sweet Loli
Shiny Shiny-Jungle Tree
Siete Armas-I Like Dancing
Sofia Bolt-Making It Quick
The Heroine Whores-Entering Storm
The Ramonas-Blitzkrieg Bop
Themfriend-Hey
Ultrabotox-Ultrabotox
V for Vagina-Powers
Vague à bonde-MV
You're Only Massive-High Speed
Zuloak-Zuloak Riot
Pour Télécharger tout ça :
http://riotgrrrlberlin.tumblr.com/compilation04
jeudi 31 mai 2012
Free Pussy Riot : international punk support compilation
Salut à tous et à toutes, on ne donne pas beaucoup de nouvelles ces derniers temps mais nous sommes toujours là et reviendrons surement dans peu de temps avec de nouvelles infos(et peut être bientôt la démo, si on arrive à sérigraphier la pochette). C'est juin, il fait beau et les projets fleurissent dans tout les coins.
Pour les rémois, l'Ecluse existe toujours et à besoin plus que jamais de votre soutient et de votre rage. On va freiner les concerts et les soirées pour laisser le projet respirer et surtout se laisser le temps et l'espace de réfléchir à d'autres moyens d'occuper l'espace, de créer de nouveaux projets. Il ne faut aussi pas oublier que la date d'expulsion est fixée au 27juin et que l'avenir à partir de cette échéance est incertain. La réunion du jeudi à 20h est toujours en place, n'hésitez pas à venir vous faire connaître et à mettre à disposition votre envie de militer et votre créativité. Il y aura toujours des choses à faire, comme le potager participatif de la maison qui demande un gros boulot. C'est au 4 rue de la Cerisaie et ici sur internet : ecluse-reims.org
Pour les lillois, un des gros trucs à venir et le festival de soutient à l'Anarchist Black Cross le 7, 8 et 9 juin (http://www.generationrien.lautre.net/carotide/archives/2140) dans le but de récolter des sous en soutient à la lutte contre la prison et le soutient aux prisonniers.
Ce qui nous concerne ici d'ailleurs, c'est que grâce à l'initiative des gens de Bakounine (http://bakouninecrust.blogspot.fr/), on a reçu 30 copie d'une compilation de soutient, à laquelle on a participé, aux gent-es des Pussy Riot, ces punks feministes Russes dont 3 des filles sont emprisonnées depuis le 4 mars pour hooliganisme (fausse prière sur l'autel de la cathédrale du christ sauveur à Moscou et référence à Poutine). Il y a des infos et une chronologie de l'affaire ici : http://freepussyriot.org/fr/about-fr
Il y a un gros remue ménage autour de cette affaire et il va sans dire que ces filles risquent énormément. Des initiatives ont vue à droite et à gauche le jour et la vente de cette compilation à prix libre nous permettra de leur envoyer des sous.
Pour télécharger : http://www.mediafire.com/?bmf3nh8tvm5qw4x
Pour les rémois, l'Ecluse existe toujours et à besoin plus que jamais de votre soutient et de votre rage. On va freiner les concerts et les soirées pour laisser le projet respirer et surtout se laisser le temps et l'espace de réfléchir à d'autres moyens d'occuper l'espace, de créer de nouveaux projets. Il ne faut aussi pas oublier que la date d'expulsion est fixée au 27juin et que l'avenir à partir de cette échéance est incertain. La réunion du jeudi à 20h est toujours en place, n'hésitez pas à venir vous faire connaître et à mettre à disposition votre envie de militer et votre créativité. Il y aura toujours des choses à faire, comme le potager participatif de la maison qui demande un gros boulot. C'est au 4 rue de la Cerisaie et ici sur internet : ecluse-reims.org
Pour les lillois, un des gros trucs à venir et le festival de soutient à l'Anarchist Black Cross le 7, 8 et 9 juin (http://www.generationrien.lautre.net/carotide/archives/2140) dans le but de récolter des sous en soutient à la lutte contre la prison et le soutient aux prisonniers.
Ce qui nous concerne ici d'ailleurs, c'est que grâce à l'initiative des gens de Bakounine (http://bakouninecrust.blogspot.fr/), on a reçu 30 copie d'une compilation de soutient, à laquelle on a participé, aux gent-es des Pussy Riot, ces punks feministes Russes dont 3 des filles sont emprisonnées depuis le 4 mars pour hooliganisme (fausse prière sur l'autel de la cathédrale du christ sauveur à Moscou et référence à Poutine). Il y a des infos et une chronologie de l'affaire ici : http://freepussyriot.org/fr/about-fr
Il y a un gros remue ménage autour de cette affaire et il va sans dire que ces filles risquent énormément. Des initiatives ont vue à droite et à gauche le jour et la vente de cette compilation à prix libre nous permettra de leur envoyer des sous.
Pour télécharger : http://www.mediafire.com/?bmf3nh8tvm5qw4x
Tracklist :
01 : Los Rezios "agonia"
02 : Zudas Krust "titik nadir"
03 : 20 min de chaos "you're right"
04 : Agathocles " i am not"
05 : Dispose "incarcerated"
06 : Brottskod 11 "generation stress"
07 : Bakounine "no democrazia"
08 : Xanadoo "repression"
09 : Chulo "cipri creo el black metal"
10 : Devore "no more enemy"
11 : Hatross "will you still conform"
12 : Kraost "iluze ktere rikame svet"
13 : The flue sniffers "through your lips"
14 : Doomsisters "controles et mensonges"
15 : Conclude "ihmiskunnan haanu - asioiden todellinen olemus"
16 : Working class "all for the money"
17 : Conflicto "accion proletaria"
A bientôt !
dimanche 15 avril 2012
Contre les Frontières et leurs monde, solidarité avec les Sans papiers !
Samedi 21 à l'Ecluse :
A Calais comme ailleurs, en France et en Europe, ceux à qui des préfectures et une politique de l'intérieur du chiffre et de cécité administrative refusent la citoyenneté sont enfermé-es dans des centres de retentions administrative (CRA), dans des conditions indignes et pour des durées parfois ahurissantes.
D'aucuns parlerons du fait que le territoire français ne peut pas accueillir tout le monde et qu'en temps de crise le travail et les ressources doivent d'abord revenir en priorité aux citoyens...
Nous on préfère considérer que la frontière entre citoyens et sans papiers est bien mince, que chacun est libre de disposer de son corps et d'aller où il ou elle veut. Que vivre dans la peur quotidienne d'un contrôle policier de routine qui t'emmènera directement en taule pour ensuite te ramener "dans ton pays" c'est inacceptable.
On en parlera donc avec des compagnons de Lille (Gdale-CGA) inscrit dans la résistance contre cet état de fait et contre les frontières administratives et mentale. C'est à ceux qui boursicotent et qui se font des thunes sur notre dos de payer!!
A Calais comme ailleurs, en France et en Europe, ceux à qui des préfectures et une politique de l'intérieur du chiffre et de cécité administrative refusent la citoyenneté sont enfermé-es dans des centres de retentions administrative (CRA), dans des conditions indignes et pour des durées parfois ahurissantes.
D'aucuns parlerons du fait que le territoire français ne peut pas accueillir tout le monde et qu'en temps de crise le travail et les ressources doivent d'abord revenir en priorité aux citoyens...
Nous on préfère considérer que la frontière entre citoyens et sans papiers est bien mince, que chacun est libre de disposer de son corps et d'aller où il ou elle veut. Que vivre dans la peur quotidienne d'un contrôle policier de routine qui t'emmènera directement en taule pour ensuite te ramener "dans ton pays" c'est inacceptable.
On en parlera donc avec des compagnons de Lille (Gdale-CGA) inscrit dans la résistance contre cet état de fait et contre les frontières administratives et mentale. C'est à ceux qui boursicotent et qui se font des thunes sur notre dos de payer!!
On finira la journée ensuite par un gros concert grind/Hardcore/Crust ! Car le punk, c'est pas que de la musique. Car on croit encore en ce lien qui unis musique et politique.
jeudi 16 février 2012
L'Ecluse (c'est pas fini) : le Manifeste
Manifeste de l’Écluse
L'écluse...
Est une maison laissée à l'abandon depuis son rachat par la Communauté d'Agglomération de Reims, Reims Métropole. Sur cette parcelle, aucun projet officiel n'étant prévu avant des années, les murs s'effritaient laissant les mauvaises herbes reprendre leurs droits sur les terrains adjacents.
Depuis la mi-décembre dernière, un collectif polymorphe d'individu-e-s a décidé de concrétiser ses projets en investissant cette maison abandonnée.
Cette initiative est le fruit d'un sentiment d'asphyxie ressenti par les membres de ce collectif dans la Cité, oppressés par les cadres et les prérogatives institutionnelles.
Nous occupons cette maison sans droit ni titre car nous pensons qu'une réelle contestation politique et artistique ne peut exister dans un cadre institutionnalisé et alourdi. Nous pensons que les dynamiques se figent dans l'institution, qu'il n'y a pas de place à la spontanéité, que les démarches nécessaires et les normes imposées étouffent les propositions, les idées.
Cette action d'occupation par le collectif permet le développement d’alternatives concrètes dans un espace vivant, libre et polymorphe, ainsi que l'aboutissement de projets culturels, artistiques et sociaux. Insufflant de la vie à un déchet de la collectivité, nous faisons de ce lieu l'avant-poste de nos expérimentations, la preuve bien vivante que d'autres solutions de vie et d'épanouissement personnel et collectif peuvent être mises en place quand on se donne les moyens de les réfléchir.
Partant de ce constat, nous avons fixée comme prérogative à l'ouverture de nouveaux possibles l'explosion d'un nombre maximal de ces cadres qui nous sont imposés tout au long de notre existence, ne souhaitant reconnaître comme base commune que le refus de toute domination quelque soit sa justification.
Car nous faisons nôtre le pari de faire de l'écluse cet espace d'expérimentation, de remise en cause et de construction sincère et spontanée du politique, du social et de l’artistique. Un espace libre de toute contrainte marchande dans lequel ces dimensions se mélangent, se complètent et se confondent en une réflexion globale et constante de la vie.
La structure même de ce lieu, précaire et incertaine, renforce dans nos projets des questionnements quant à nos modes de vie et de pensée. En somme, l'occupation de cette bâtisse taille une brèche dans la réalité. Une brèche nécessaire pour déjouer les systèmes qui nous formatent, nous éloignent les uns des autres et de nous-mêmes.
Partant de là, nous pouvons développer des ateliers et des espaces de travail qui ne pourraient se développer ailleurs et dans lesquels des individu-es s'épanouissent. Cette multiplicité d'activités quotidiennes entraîne des rencontres, que se soit au niveau social et artistique.
Le fait est que l'écluse n'a comme projet que de tous les avoir. Nous assumons et revendiquons cette absence de destination initiale qui rend possible tout projet imaginable, suscite des envies qui nourrissent des projets, et des projets qui nourrissent des envies.
En liant ainsi l’art, dans le sens de la résurgence du personnel dans la réalisation, et le travail, dans le sens de la réponse à un besoin personnel ou collectif par la réalisation, nous nous opposons au choix actuel de production, et sa consommation corollaire. L’impossible séparation entre l’individu et ses réalisations entrainent de fait l’implication de chacun.
L'écluse serait donc un lieu de consomm-action et non simplement de consommation. Nous interrogeons les rôles acteur / spectateur qui régissent le spectacle dans lequel nous jouons toutes et tous un rôle. Nous privilégions une organisation horizontale où les échanges d'idées et la responsabilisation de chacun tient un rôle central dans le fonctionnement du lieu.
Tentant d'exister hors du marchandage constant de la vie, le partage et la mise en commun des savoir-faire de chacun de façon libre et généreuse rendent seuls possible et sensée cette tentative
Télécharger le manifeste (pdf): http://www.ecluse-reims.org/Manifeste de l'Ecluse.pdf
L'écluse...
Est une maison laissée à l'abandon depuis son rachat par la Communauté d'Agglomération de Reims, Reims Métropole. Sur cette parcelle, aucun projet officiel n'étant prévu avant des années, les murs s'effritaient laissant les mauvaises herbes reprendre leurs droits sur les terrains adjacents.
Depuis la mi-décembre dernière, un collectif polymorphe d'individu-e-s a décidé de concrétiser ses projets en investissant cette maison abandonnée.
Cette initiative est le fruit d'un sentiment d'asphyxie ressenti par les membres de ce collectif dans la Cité, oppressés par les cadres et les prérogatives institutionnelles.
Nous occupons cette maison sans droit ni titre car nous pensons qu'une réelle contestation politique et artistique ne peut exister dans un cadre institutionnalisé et alourdi. Nous pensons que les dynamiques se figent dans l'institution, qu'il n'y a pas de place à la spontanéité, que les démarches nécessaires et les normes imposées étouffent les propositions, les idées.
Cette action d'occupation par le collectif permet le développement d’alternatives concrètes dans un espace vivant, libre et polymorphe, ainsi que l'aboutissement de projets culturels, artistiques et sociaux. Insufflant de la vie à un déchet de la collectivité, nous faisons de ce lieu l'avant-poste de nos expérimentations, la preuve bien vivante que d'autres solutions de vie et d'épanouissement personnel et collectif peuvent être mises en place quand on se donne les moyens de les réfléchir.
Partant de ce constat, nous avons fixée comme prérogative à l'ouverture de nouveaux possibles l'explosion d'un nombre maximal de ces cadres qui nous sont imposés tout au long de notre existence, ne souhaitant reconnaître comme base commune que le refus de toute domination quelque soit sa justification.
… Une tentative …
Car nous faisons nôtre le pari de faire de l'écluse cet espace d'expérimentation, de remise en cause et de construction sincère et spontanée du politique, du social et de l’artistique. Un espace libre de toute contrainte marchande dans lequel ces dimensions se mélangent, se complètent et se confondent en une réflexion globale et constante de la vie.
La structure même de ce lieu, précaire et incertaine, renforce dans nos projets des questionnements quant à nos modes de vie et de pensée. En somme, l'occupation de cette bâtisse taille une brèche dans la réalité. Une brèche nécessaire pour déjouer les systèmes qui nous formatent, nous éloignent les uns des autres et de nous-mêmes.
Partant de là, nous pouvons développer des ateliers et des espaces de travail qui ne pourraient se développer ailleurs et dans lesquels des individu-es s'épanouissent. Cette multiplicité d'activités quotidiennes entraîne des rencontres, que se soit au niveau social et artistique.
Le fait est que l'écluse n'a comme projet que de tous les avoir. Nous assumons et revendiquons cette absence de destination initiale qui rend possible tout projet imaginable, suscite des envies qui nourrissent des projets, et des projets qui nourrissent des envies.
En liant ainsi l’art, dans le sens de la résurgence du personnel dans la réalisation, et le travail, dans le sens de la réponse à un besoin personnel ou collectif par la réalisation, nous nous opposons au choix actuel de production, et sa consommation corollaire. L’impossible séparation entre l’individu et ses réalisations entrainent de fait l’implication de chacun.
L'écluse serait donc un lieu de consomm-action et non simplement de consommation. Nous interrogeons les rôles acteur / spectateur qui régissent le spectacle dans lequel nous jouons toutes et tous un rôle. Nous privilégions une organisation horizontale où les échanges d'idées et la responsabilisation de chacun tient un rôle central dans le fonctionnement du lieu.
Tentant d'exister hors du marchandage constant de la vie, le partage et la mise en commun des savoir-faire de chacun de façon libre et généreuse rendent seuls possible et sensée cette tentative
… d'aventure humaine et collective.
Télécharger le manifeste (pdf): http://www.ecluse-reims.org/Manifeste de l'Ecluse.pdf
mardi 24 janvier 2012
Mjc des 3 maisons, 20/01/12
Oi!
Spiru Diy a gracieusement filmé "Nothing", le dernier morceau de notre set, au concert des 3 maisons, avec Le Crabe et Chiens, merci à lui et à toute la clique Nancéienne,
c'est par là : http://vimeo.com/35568377
Si vous voulez écouter le concert avec les trois groupes, vous pouvez aller par LA
Clique Nancéienne qu'on devrait revoir en parti ici sur Reims avec Street of Rage (démo en téléchargement ICI) le 04 février pour le festival du film antifa.
Spiru Diy a gracieusement filmé "Nothing", le dernier morceau de notre set, au concert des 3 maisons, avec Le Crabe et Chiens, merci à lui et à toute la clique Nancéienne,
c'est par là : http://vimeo.com/35568377
Si vous voulez écouter le concert avec les trois groupes, vous pouvez aller par LA
Clique Nancéienne qu'on devrait revoir en parti ici sur Reims avec Street of Rage (démo en téléchargement ICI) le 04 février pour le festival du film antifa.
lundi 23 janvier 2012
mercredi 11 janvier 2012
lundi 2 janvier 2012
Quelques news
Yo, ces temps ci, ça bouge sur reims, alors on en profite et on fonce.
L'Ecluse : centre social autogéré
Depuis maintenant quelques semaines, un collectif a investi une maison à l'abandon et appartenant à la mairie, sur laquelle aucun projet ne doit aboutir avant plusieurs années.
Voulant permettre l'aboutissement de plusieurs projets artistiques et le développement de cultures alternatives, et devant l'absence d'un lieu collectif et accessible à tous, l'ouverture de cette maison nous a semblé une évidence afin de défendre par nos propres moyens les pratiques que nous promouvons.
Peu à peu, et selon les envies et les besoins de chacun, les projets se définissent et se mettent en place. L'installation d'un atelier de réparation de vélos participatif, le développement d'un jardin communautaire, mais aussi un atelier de sérigraphie, d'une salle de répétition, d'une pièce dédiée à l'informatique ou la mise en place d'un salon de thé bibliothèque sont déjà dans nos cartons depuis l'installation et n'attendent que le passage et l'implication de chacun pour aboutir et voir en développer d'autres.
Collectif de l'Ecluse, centre social autogéré.
Le long du Canal, Quartier de la Cerisaie, Reims
N'hésitez pas à venir nous rencontrer sur place.
Info et agenda sur : http://tiktakreimsattack.xoo.it/index.php
Et puis on sera à Reims le 19 à l'excalibur en compagnie des crusts de Visions of War et le 20 au concert Spiruline (http://spirudiy.herbesfolles.org/) à Nancy à la MJC des 3 maisons. On prépare aussi un ptit week end en mars avec les copains de Walker Texas Ranger. On sera aussi à priori à l'Antinational Fest dans les Vosges, organisé tout les ans par Crustatombe (http://crustatombe.free.fr/).
Ah et puis, on a enregistré avec Yann de Beuarff nos morceaux qu'on attend d'écouter et de mixer avec lui. On espère sortir tout ça dans pas trop longtemps. Histoire de proposer du son en concert et sur le site.
A très bientôt!
L'Ecluse : centre social autogéré
Depuis maintenant quelques semaines, un collectif a investi une maison à l'abandon et appartenant à la mairie, sur laquelle aucun projet ne doit aboutir avant plusieurs années.
Voulant permettre l'aboutissement de plusieurs projets artistiques et le développement de cultures alternatives, et devant l'absence d'un lieu collectif et accessible à tous, l'ouverture de cette maison nous a semblé une évidence afin de défendre par nos propres moyens les pratiques que nous promouvons.
Peu à peu, et selon les envies et les besoins de chacun, les projets se définissent et se mettent en place. L'installation d'un atelier de réparation de vélos participatif, le développement d'un jardin communautaire, mais aussi un atelier de sérigraphie, d'une salle de répétition, d'une pièce dédiée à l'informatique ou la mise en place d'un salon de thé bibliothèque sont déjà dans nos cartons depuis l'installation et n'attendent que le passage et l'implication de chacun pour aboutir et voir en développer d'autres.
Collectif de l'Ecluse, centre social autogéré.
Le long du Canal, Quartier de la Cerisaie, Reims
N'hésitez pas à venir nous rencontrer sur place.
Info et agenda sur : http://tiktakreimsattack.xoo.it/index.php
Et puis on sera à Reims le 19 à l'excalibur en compagnie des crusts de Visions of War et le 20 au concert Spiruline (http://spirudiy.herbesfolles.org/) à Nancy à la MJC des 3 maisons. On prépare aussi un ptit week end en mars avec les copains de Walker Texas Ranger. On sera aussi à priori à l'Antinational Fest dans les Vosges, organisé tout les ans par Crustatombe (http://crustatombe.free.fr/).
Ah et puis, on a enregistré avec Yann de Beuarff nos morceaux qu'on attend d'écouter et de mixer avec lui. On espère sortir tout ça dans pas trop longtemps. Histoire de proposer du son en concert et sur le site.
A très bientôt!
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